Les Piliers de la Terre

Une adaptation vidéo-ludique réussie du roman de Ken Follett

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Mon avis
Note

Autres avis sur le net (au moment du test)

78%
Metacritic
75%
Jeuxvideo.com
70%
Gamekult

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.: Amazon :.

Durée de vie : Une quinzaine d’heures (5 heures par livre environ)


~ Intro ~

L’art de débarquer dans un jeu sans avoir la moindre idée de ce que c’est… Vous connaissez ?
Il y a un mois environ je me suis pris pas mal de « petits » jeux (comprendre « non AAA ») suite à de jolies promos sur Just For Games. Dans le lot il y avait Les Piliers de la Terre dont je n’avais jamais entendu parler. Pire, je n’avais pas connaissance de l’œuvre originale : un roman écrit en 1989 par Ken Follett, auteur très connu (et reconnu) par les lecteurs assidus, dont je ne fais pas partie (à contrario de ma mère & de ma sœur…). Je fais donc quelques recherches afin d’en apprendre plus sur le scénario et je me rends compte par la même occasion qu’une série existe aussi et qu’elle fut produite en 2010 par le célèbre Ridley Scott; si mes connaissances dans le milieu littéraire sont maigres, je me rattrape aisément côté cinéma 😀

Bref, le sujet avait l’air sympa, le jeu était au format point-and-click, genre que j’ai appris à aimer avec les Telltale, le prix plus qu’intéressant (5 € en version neuve), il ne m’en fallait pas plus 🙂

Je l’ai attaqué en début de mois et terminé il y a peu (oui, j’ai pris mon temps…), le moment est donc venu pour moi de donner mon humble avis sur ce titre de chez Daedalic Entertainment (d’ailleurs je me suis pris State of Mind dans la même commande) sorti en août 2017, soit bientôt 3 ans.

Avant de commencer, un petit topo sur le synopsis car il est probable que vous soyez passé à côté du livre et de la série et n’ayez jamais cherché à vous renseigner sur le jeu. L’histoire prend place en Angleterre, au 12ème siècle et raconte la vie de nombreux protagonistes liés à la fois à la reconstruction d’une cathédrale mais aussi à de nombreux complots politico-religieux brutaux inspirés de faits historiques. Je n’en dis pas plus pour éviter tout spoil et garder intact le plaisir de la découverte.

Ayant récemment terminé la série Vikings qui se passe ± 300 ans avant et qui nous plongeait régulièrement dans l’Angleterre du 9ème siècle, on retrouve pas mal de similitudes, notamment en ce qui concerne la place de l’Église (et de son pouvoir) à cette époque. Bref j’étais relativement conditionné pour attaquer le jeu dans de bonnes conditions 😛


Points positifs

  • Direction artistique sublime, chaque tableau est peint à la main et la plupart du temps on en prend plein les mirettes. J’ai fait un paquet de screenshots durant mes sessions, bien trop en réalité, et vous pourrez en observer une infime partie plus bas.
  • Une excellente BO que je vous invite à écouter dès à présent (ici par exemple), j’ai d’ailleurs laissé cette dernière en fond durant la rédaction de mon test. A chaque scène sa musique (même si certaines reviennent régulièrement) et cette dernière participe grandement à l’immersion.
  • Histoire intéressante, c’est très digeste et je pense que Daedalic a du simplifier/réadapter certaines choses mais on reste dans quelque chose d’étoffé et de plaisant à suivre. L’histoire est découpée en 3 livres contenant chacun 7 chapitres, ça permet d’avancer petit à petit par le biais de sessions ± courtes.
    J’ai particulièrement apprécié le dernier livre, bien que trop rapide dans son déroulement.
  • Personnages attachants et travaillés, que ce soit visuellement mais aussi dans leur histoire et leur façon de voir le monde. A noter que le jeu nous permet d’en contrôler plusieurs en fonction des chapitres, ce qui amène un plus au niveau du gameplay.
  • Belle diversité au niveau des lieux visités. Même si l’on revient plusieurs fois dans des endroits connus, le fait que l’histoire s’étale sur grosso modo un demi-siècle rend la chose particulièrement intéressante !
  • Nombreuses interactions possibles. On dispose en général de 3 actions utilisables sur les différents endroits/objets exploitables : la première consiste à observer, le personnage donne simplement son avis par le biais de plusieurs petites phrases, la seconde permet d’interagir tandis que la troisième permet d’utiliser un objet de son inventaire sur sa cible. Certaines scènes regorges d’éléments interactifs et c’est un plaisir pour ceux qui, comme moi, aiment bien en savoir plus et ne vont pas directement au but (le classique tour complet de la pièce avant de sortir…).
  • Quelques séquences de jeu dans des formats moins classiques. Si 90% du titre se déroule comme tout bon point-and-click qui se respecte (tableaux dans lesquels on dirige son personnage qui va interagir avec l’environnement et les autres protagonistes pour pouvoir avancer), le jeu nous propose aussi quelques passages avec des déplacements sur une carte ponctuées de brefs récits ou bien encore des déplacements au sein d’environnements plus vastes (villes le plus souvent) avec une vue du dessus.
  • Un platinage sympathique, du moins grâce au premier livre qui dispose de nombreux trophées nécessitant d’effectuer des actions particulières (je vous conseille de faire une sauvegarde par chapitre pour ne pas tout refaire deux fois).

Points négatifs

  • Qui dit tableaux peints à la main, dit bien souvent animations moins travaillées… Et c’est effectivement le cas ici. Sans pour autant poser de problèmes particuliers, cela rend le titre bien plus figé/rigide. Cela a aussi un impact sur la mise en scène, parfois « hasardeuse ».
  • Lent à démarrer et dénouement expédié dans le dernier livre. Il y a une certaine irrégularité au niveau des livres / chapitres, parfois le rythme est peu soutenu et inutilement long, parfois on aimerait qu’il le soit davantage.
  • Le faible impact de ses choix voire l’absence totale d’impact (les faux choix qui mènent au même résultat). Le jeu étant tiré d’une œuvre, j’imagine qu’ils ne pouvaient se permettre de proposer quelque chose de trop libre.
  • Une version française correcte mais avec pas mal de petites fautes (exemples : « Les moines ne veulent éviter d’être dérangés » ou bien « Le cathédrale »). Ce n’est par chance pas très souvent mais lorsque c’est le cas cela saute aux yeux. Un simple travail de relecture aurait évité ça :/
  • Livres 2 et 3 avares en trophées (2×2 trophées dont seulement 2 liés à des choix), dommage.

~ Bilan ~

Durant mes nombreuses petites sessions, le jeu s’y prêtant très bien, je me disais que j’allais ranger le jeu dans la série des jeux « intéressants » mais sans plus. En gros les jeux pas déplaisants à faire mais qui ne marquent pas et/ou que l’on ne conseillera pas forcément, et ils sont nombreux. Puis vint le dernier livre qui a mis un gros coup de boost, tant au niveau de l’histoire qu’au niveau du rythme (un peu trop rapide cela dit) !
Une fois ce dernier complété, on se remémore tout ce que l’on a pu vivre durant nos quelques heures de jeu qui couvrent ± un demi-siècle en jeu et l’air de rien on se rend compte que l’on en a fait des choses, et que c’était bien 🙂

Au final c’est un très bon jeu, malheureusement pas assez connu et qui aurait mérité de l’être davantage. Le côté positif c’est qu’il est trouvable à bas prix et qu’il vit sans doute une seconde vie ainsi…

Si vous aimez les jeux interactifs, à la manière de ce que l’on a pu avoir avec les Telltale ces dernières années ou bien encore avec les Chevaliers de Baphomet pour ceux ayant connu la licence (j’avais fait Les Boucliers de Quetzalcoatl lorsque j’étais très très jeune), mais que vous êtes à la recherche d’une histoire plus intense, plus brutale et plus noire qu’à l’accoutumée avec en prime un petit bond dans le passé pour découvrir la sombre période de l’anarchie anglaise : vous devriez y trouver votre compte !

Preuve en est que l’histoire et les personnages m’ont touché : ce soir j’attaque la série télévisée (8 épisodes de 50 minutes), ce sera l’occasion de comparer 2 adaptations 🙂


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RpGmAx
Joueur trentenaire passionné depuis mon plus jeune âge, bercé à la Game Gear, aux jeux MS-DOS & ancien joueur "assidu" de MMORPG... Je me consacre désormais davantage à des jeux solos, plus adaptés à mon statut de jeune papa 🙂

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